Le lifting mammaire (mastopexie)

Le lifting des seins regroupe deux indications : l’hypertrophie mammaire (seins trop volumineux et souvent tombants) et la ptôse mammaire (seins qui tombent). Dans ces deux cas, on réalise une plastie mammaire, c’est-à-dire un remodelage de la peau et des tissus du sein, glande et graisse. La différence tient au fait que dans la cure de ptôse, rien n’est enlevé hormis l’excédent de peau, les tissus sont simplement repositionnés, alors que dans la réduction mammaire, il faut retirer de la glande mammaire, de la graisse et de la peau.

Ma méthode de plastie mammaire : l’aréole et le mamelon préservés

Il existe de nombreuses techniques de plastie mammaire mais, schématiquement, dans une réduction comme dans une cure de ptôse, il faut déplacer l’aréole et le mamelon pour les recentrer. Les méthodes varient selon que l’on scinde ou non l’aréole et la glande mammaire, et selon la manière dont on préserve les vaisseaux et les nerfs du sein. Je me suis éloigné de la méthode classiquement enseignée en France en raison du taux de complications (nécrose de l’aréole). J’ai adopté une technique différente, en partie inspirée de celle de la chirurgienne canadienne Elisabeth J Hall-Findlay, afin de préserver les fonctions sensitives et nourricières du mamelon. Elle présente à mon sens de nombreux avantages :

  • très faible taux de complications ;
  • cicatrices plus courtes ;
  • l’aréole n’est pas déconnectée de la glande mammaire, les canaux galactophores sont préservés, et il est possible d’allaiter après la plastie ;
  • la sensibilité du mamelon est mieux conservée.

Les cicatrices du lifting mammaire

Une plastie mammaire implique des incisions et donc des cicatrices. Dans certains cas, il est possible de les limiter à l’aréole mais, en général, une incision verticale est pratiquée et une autre, horizontale, dans le sillon mammaire, peut être nécessaire. Chaque problématique étant différente, la technique de plastie est définie selon l’anatomie et la qualité ou épaisseur de peau de la patiente. Je vous montrerai en consultation l’emplacement et la taille des cicatrices.

Après un pic d’inflammation environ trois mois après l’intervention, les cicatrices blanchissent peu à peu pour devenir quasi invisibles au bout de 1 an. Sur le mamelon, un tatouage peut masquer une cicatrice trop visible.

L’importance du poids

Les seins sont constitués de tissus glandulaires et de tissus graisseux, ces derniers étant sensibles aux variations de poids. Après une plastie mammaire, une perte ou une prise de poids significative peuvent donc compromettre le résultat de l’intervention.

Par ailleurs, l’obésité peut constituer une contre-indication en raison des complications plus fréquentes lors de l’anesthésie, d’une mauvaise cicatrisation et d’un résultat incertain. Dans ce cas, j’adresse mes patientes à un nutritionniste et leur demande de différer l’intervention.

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