Docteur Marchac Chirurgien esthétique et plastique à Paris

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Les cancers cutanés

Les patients sont généralement envoyés par leur dermatologue. Ce dernier a enlevé une lésion suspecte, l’a faite analyser et le résultat a confirmé sa nature cancéreuse. Mon rôle est d’enlever du tissu tout autour de la zone prélevée par le dermatologue (on parle de « reprise de marge ») pour m’assurer que l’intégralité des cellules cancéreuses a été éliminée. Ensuite, je reconstruis la région – plus ou moins délabrée selon la taille de la tumeur – de la façon la plus esthétique possible.

Les carcinomes basocellulaires sont extrêmement fréquents. Ils touchent en majorité les plus de 50 ans, et apparaissent plutôt sur les zones exposées au soleil (visage, décolleté, oreilles, dos de la main…). Leur évolution est lente et uniquement locale mais, si l’on attend trop, ils peuvent envahir et détruire les tissus cutanés, avec des répercussions esthétiques et fonctionnelles importantes, surtout sur le visage.

Les carcinomes épidermoïdes (ou spinocellulaires), qui peuvent apparaître sur la peau et les muqueuses (lèvres, par exemple), évoluent plus vite, en quelques semaines à quelques mois, et peuvent s’étendre aux ganglions lymphatiques.

Le mélanome est le plus grave des cancers de la peau. Je n’opère que ceux qui mesurent moins de 1 millimètre de profondeur. Sinon, la prise en charge se fait dans un centre anticancéreux.

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Quand consulter ? Les signes d’alerte des cancers cutanés

Une tâche ou une plaque rugueuse, un bouton qui ne guérit pas, une petite excroissance, une lésion lisse ou croûteuse, un grain de beauté qui change d’aspect… Ces signes doivent vous conduire à consulter votre médecin traitant ou un dermatologue sans attendre. Les carcinomes se rencontrent plutôt après 50 ans, mais je vois aussi des patients d’une trentaine d’années…

Les mélanomes peuvent toucher des personnes de tous les âges, les facteurs de risque étant l’hérédité (antécédents familiaux ou personnels), l’exposition solaire, le fait d’avoir une peau claire. La détection précoce est essentielle car elle permet d’enlever la tumeur avant qu’elle ait disséminé. Le mélanome se développe à partir des mélanocytes, des cellules de la peau qui sécrètent la mélanine et donnent les grains de beauté (nævus). C’est pourquoi il peut se développer sur un grain de beauté préexistant, mais ce n’est pas le cas le plus fréquent : le plus souvent, il apparaît ex-nihilo.

Toute lésion pigmentée de la peau qui se modifie doit être montrée à un dermatologue. Soyez particulièrement attentif aux transformations suivantes, regroupées sous le terme de « signes de l’abécédaire » :

  • l’Asymétrie (le grain de beauté perd sa forme régulière ronde ou ovale) ;
  • des Bords irréguliers ou déchiquetés ;
  • une Couleur qui perd son homogénéité (mélange de marron, de noir, parfois de rouge) ;
  • un Diamètre qui augmente (plus de 6 millimètres) ;
  • une Evolutivité dans le temps.

Questions fréquentes posées

Est-ce que les cabines de bronzage augmentent le risque de cancer de la peau ?

Oui, le bronzage artificiel augmente le risque de survenue des cancers de la peau, qu’il s’agisse des carcinomes ou du redoutable mélanome. En 2009, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le bronzage en cabine UV dans le groupe des cancérogènes certains chez l’homme.

Est-ce qu’il faut éviter totalement toute exposition solaire après un cancer de la peau ?

Non, il faut se protéger du soleil sans pour autant vivre enfermé dès l’arrivée des beaux jours : appliquer une crème solaire indice 50 et la renouveler toutes les 2 heures environ, ne pas s’exposer aux heures les plus chaudes (et le faire très modérément le reste du temps), porter un chapeau… La nocivité du soleil vient d’un effet cumulatif de l’exposition, d’une saturation de la peau qui résulte d’excès et de coups de soleil qui ont débuté dans l’enfance. L’expression « capital solaire » traduit bien ce processus : il correspond à la quantité de rayonnements qu’une peau peut supporter avant de manifester des signes d’intolérance (vieillissement précoce, cancers de la peau). Ce capital, dont l’importance dépend en grande partie de notre phototype (couleur et sensibilité de la peau), est entamé dès l’enfance.

Quand vous enlevez un grain de beauté pour des raisons esthétiques, y a-t-il une cicatrice ?

Oui, comme après toute incision. Mais en pratique, il vaut mieux avoir une cicatrice plane qu’une lésion en relief qui attrape la lumière et que l’on ne peut pas camoufler. Cette cicatrice ne disparaîtra jamais complètement, mais mon expérience montre que lorsque l’on prend le temps de suturer la peau avec du fil très fin, que l’on enlève les points au bout de quelques jours seulement, et que les patients se protègent bien du soleil pendant les 6 mois qui suivent, la cicatrice est toujours préférée au grain de beauté.