Reconstruction mammaire

Il existe schématiquement deux méthodes pour reconstruire un sein après une mastectomie : avec une prothèse (seule ou complétée par un lambeau) ou bien avec de la graisse et de la peau prélevées sur l’abdomen (DIEP). Le choix se fait au cas par cas, selon l’état des tissus, la morphologie de la patiente, ses attentes… Depuis une vingtaine d’années, les avancées sont majeures en reconstruction du sein grâce à la microchirurgie : au prix d’une intervention certes lourde, le DIEP offre des résultats très naturels, souvent plus satisfaisants que la prothèse.

Les Traitement

  • Prothèses

    Prothèses La pose d’une prothèse après une mastectomie comporte deux variantes : elle peut se faire seule ou avec des tissus – du muscle et de la peau – nécessaire si une radiothérapie a abîmé les tissus du thorax
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  • Diep

    Diep Dans cette technique, un lambeau de peau et de graisse est prélevé sur l’abdomen pour reconstituer le volume et la forme du sein
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Les différentes méthodes

  • La pose d’une prothèse est l’option la plus simple. Aujourd’hui, elle est systématiquement associée à un lipofilling pour parfaire le résultat. Lorsque la peau a été trop abîmée par une radiothérapie, un lambeau de peau et de muscle provenant du dos (lambeau de grand dorsal) est transféré vers le sein pour redonner une épaisseur suffisante sur la prothèse. L’intervention est alors plus lourde.
  • Le sein peut être reconstruit par la technique microchirurgicale du DIEP qui consiste à prélever un lambeau de peau et de graisse sur l’abdomen pour reconstruire le sein. Elle s’adresse aux patientes qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas avoir de prothèses après leur mastectomie, et présentent suffisamment de peau et de graisse sur le ventre (à défaut, il est possible d’utiliser la peau et la graisse des fesses ou de la cuisse). C’est une chirurgie délicate, qui exige des équipes entraînées et formées à la microchirurgie, mais elle représente, selon moi, l’avenir de la reconstruction mammaire.

Améliorer une reconstruction

J’interviens assez souvent pour améliorer une reconstruction par prothèse réalisée par ailleurs, qui s’est dégradée avec le temps et/ou présente des complications (coque épaisse, douloureuse). Grâce à mon expérience polyvalente, en réparation et en esthétique, je peux choisir la ou les techniques chirurgicales les plus adaptées pour embellir une poitrine abîmée, mal reconstruite ou qui pose problème. Selon les cas, je remodèle le sein par lipofilling, je change la prothèse ou j’utilise un lambeau.

Le bon moment

La reconstruction mammaire peut parfois être réalisée immédiatement, dans le même temps opératoire que l’ablation. Pour des raisons d’organisation, cette reconstruction immédiate est rarement envisageable pour un DIEP car l’intervention mobilise une logistique complexe, avec une équipe de plusieurs chirurgiens spécialisés. Si la reconstruction ne s’est pas faite immédiatement, elle est planifiée au mieux 6 mois après la fin des traitements du cancer (chimiothérapie et/ou radiothérapie).

Questions fréquentes posées

Est-il fréquent d’opérer les deux seins pour retrouver une symétrie ?

Oui, on parle alors de plastie mammaire de symétrisation. L’intervention se déroule dans un deuxième temps, au moment où l’on reconstitue l’aréole et le mamelon.

Peut-on reconstruire un sein juste avec une injection de graisse (lipofilling) ?

Oui, mais cela dépend des tissus qui ont été préservés lors de l’ablation de la tumeur. Si toute la peau a été conservée, le lipofilling est une bonne option. En revanche, si la peau du sein a été totalement enlevée, le lipofilling ne donne pas une jolie forme, car la graisse n’a pas la force de distendre la peau et le sillon sous le sein a disparu. Dans ce cas, le lipofilling est plutôt employé en complément d’un lambeau ou d’une prothèse pour combler des creux, améliorer le décolleté, etc.

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