Injections de botox

La toxine botulique, ou botox, est employée essentiellement pour atténuer les rides qui se forment et se creusent sous l’action des contractions musculaires. Elle est très efficace et rajeunissante : on sait aujourd’hui parfaitement doser les quantités injectées pour atténuer et même prévenir l’aggravation des rides en respectant l’expressivité du visage.

La toxine botulique

Les toxines sont des substances toxiques issues de micro-organismes, des bactéries en ce qui concerne la toxine botulique. Le mot « toxine » fait souvent peur mais, utilisée à des doses très faibles, la toxine botulique ne présente aucun risque (elle est « dose-dépendante »), elle est même employée à des fins thérapeutiques depuis les années 1970. Elle agit en diminuant la transmission des signaux nerveux qui déclenchent les contractions musculaires. Cette propriété est exploitée en ophtalmologie pour diminuer le strabisme ou le blépharospasme (clignements d’œil répétés et involontaires) ou encore dans le traitement des séquelles de paralysie faciale unilatérale (souvent à la suite d’un accident vasculaire cérébral) pour réduire l’hyperactivité musculaire réactionnelle du côté sain, à l’origine de déformations du visage. C’est par ce biais, celui de la prise en charge des patients atteints d’une asymétrie des mouvements faciaux, que je me suis intéressé à la toxine botulique et à l’équilibration subtile des muscles du visage.

L’utilisation à visée esthétique est autorisée depuis 2003 dans la partie haute du visage, à des dosages bien inférieurs à ceux qui sont employés en médecine.

Le mode d’action du botox

La toxine botulique permet de diminuer la contraction des muscles responsables de la formation et du creusement des rides. En aucun cas, il ne s’agit de figer les expressions : l’utilisation doit être suffisamment subtile et maîtrisée pour moduler sélectivement la force de certains muscles afin d’adoucir, de détendre et de rajeunir le visage sans modifier son expressivité et sa personnalité. Ainsi, en intervenant sur les muscles du front ou de la zone inter-sourcilière, on pourra atténuer un aspect triste ou sévère plus ou moins permanent (indépendant de notre état d’esprit), sans empêcher d’avoir effectivement l’air triste, soucieux, angoissé ou mécontent dans certaines situations.

La durée d’action de la toxine botulique

Elle est de 3 à 5 mois et dépend en partie de la mobilité du visage : ce sera plutôt 3 mois si vous avez tendance à beaucoup contracter vos muscles faciaux, et 5 mois dans le cas contraire. La toxine botulique ne se résorbe pas au sens propre : elle cesse progressivement d’être active car les muscles recréent en permanence de nouvelles connexions nerveuses.

Où utiliser le botox ?

La toxine botulique atténue les rides qui apparaissent, se déploient et se creusent lorsque le visage est animé : rides du lion (entre les sourcils), rides de la patte d’oie, rides du front, notamment. Elle est active sur la composante dynamique de la ride alors que l’acide hyaluronique intervient sur sa composante statique (visage immobile), ces deux types d’injections sont d’ailleurs souvent combinés pour optimiser le résultat.

On l’emploie également pour diminuer un sourire gingival (qui découvre trop les gencives) lorsque ce dernier est lié à une trop forte contraction de muscles qui relèvent la lèvre supérieure.

Une action préventive

Les contractions musculaires plissent la peau et forment les rides qui, avec le temps, ne disparaissent plus « au repos » et se creusent. Des injections mesurées de botox permettent de ralentir ce processus à partir de la trentaine, lorsque les rides commencent à se dessiner. Cette approche préventive de la médecine esthétique est particulièrement intéressante : on ne traite pas simplement les signes du vieillissement au fur et à mesure de leur apparition, on peut aussi freiner leur évolution.

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