Les défauts du nez

Le nez, par sa position centrale, est une composante importante de l’harmonie du visage même s’il participe peu à ses expressions. Si les manuels de rhinoplastie définissent des standards de beauté du nez, mon approche est très personnalisée : la taille, l’inclinaison, la courbe du nez s’observent par rapport aux caractéristiques du visage vu de face et de profil, et l’équilibre avec le menton est très important. Il y a quelques décennies, on façonnait souvent et trop systématiquement des petits nez en trompette chez les femmes, correspondant à la mode de l’époque. Or une rhinoplastie doit embellir le visage dans son ensemble, et le « changement de nez » n’est souvent même pas détecté par l’entourage.

Lors d’une consultation pour rhinoplastie, j’écoute et j’observe attentivement le patient pour connaître ses motivations – son « complexe » – et ce qu’il souhaite. Les simulations sur écran lui montrent ce qu’il est possible de faire techniquement et permettent de préciser sa demande en le faisant réagir immédiatement sur des photos « avant-après ». Les défauts les plus souvent cités sont l’asymétrie (« nez de travers »), le nez trop large (épaté), la bosse ou le nez trop long. La forme, la courbe et la taille du nez sont une source de complexe relativement fréquente, parfois obsédante (on ne voit plus que son nez face au miroir), même si le « défaut » n’est pas nécessairement perçu par l’entourage. Lorsque l’indication est bien posée, la rhinoplastie, en gommant ce qui gêne et entrave, apporte un bien-être, une amélioration de l’estime de soi et un épanouissement qui, pour moi, constituent la finalité de l’acte esthétique.

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Les indications

Ce sont les « défauts » qui motivent le plus de demandes de rhinoplastie, avec les nez asymétriques. La simulation est un outil précieux pour aider le patient à prévoir le résultat.

L’origine est souvent une déviation de la cloison nasale qui se répercute sur la forme du nez. Le redressement chirurgical peut avoir un double objectif, esthétique et respiratoire, car la déviation de la cloison peut obstruer les narines.

Questions fréquentes posées

A partir de quel âge peut-on envisager une rhinoplastie ?

A partir de 17-18 ans, lorsque la croissance du visage est achevée. Chez tous mes patients, mais chez les jeunes en particulier, j’échange assez longuement sur leurs attentes et leurs motivations, j’essaie d’évaluer la charge émotionnelle attribuée à l’opération pour éviter une déception – l’embellissement du nez (ou un autre acte esthétique) améliore généralement l’estime de soi et le bien-être, mais il n’est pas la solution pour régler tous les problèmes préexistants.

Peut-il y avoir des complications respiratoires ?

Normalement non, sauf mauvaise appréciation chirurgicale, notamment dans le cadre d’une réduction trop importante de bosse qui peut provoquer un écrasement de la valve nasale interne. Pour éviter ce problème, je place souvent des petites baguettes cartilagineuses (spreader graft) qui maintiennent un élargissement suffisant. A l’inverse, des difficultés respiratoires dues à une déviation nasale peuvent justifier une rhinoplastie dont l’objectif sera d’améliorer la respiration tout en embellissant le nez.