Qu’est ce qu’un bon diagnostic ?

La chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique est une discipline médicale à part entière, et nous sommes médecins avant d’être chirurgiens. C’est avec la même approche rigoureuse que j’interroge et examine mes patients pour bien comprendre leur motif de consultation, poser un diagnostic, m’assurer de l’absence de contre-indication à l’anesthésie ou à l’acte lui-même, que je les conseille sur le bien-fondé de l’intervention, que je les suis comme le ferait un médecin de famille.

L’écoute et l’observation sont particulièrement importantes en esthétique et la meilleure façon d’échanger avec un patient sur son « problème » est de discuter face à des photos. Pour un visage, je prends quelques clichés neutres et expressifs et demande au patient d’exprimer ce qui le gêne en se voyant (un air fatigué, triste, sévère…).

En fonction de ses réactions, je le guide pour l’aider à comprendre ce qui, anatomiquement, lui donne cette impression de fatigue, d’affaissement, de vieillissement… Ensemble, nous regardons chaque zone du visage, du front au cou. Ce temps d’observation est essentiel pour définir précisément l’acte ou les actes à réaliser car un signe isolé ne permet pas de porter un diagnostic.

Cette analyse fine aboutit à un plan de traitement. Un devis est remis au patient ainsi que des documents décrivant précisément l’intervention, de sa préparation aux suites opératoires. Vous disposez ensuite d’un délai de réflexion minimum de 15 jours, période durant laquelle vous pouvez naturellement revenir me voir pour discuter de l’opération, me faire part de vos préoccupations (sur l’anesthésie, l’opération, les résultats, les cicatrices…) et me poser toutes les questions que vous souhaitez.

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Les différentes zones

Avec le temps, le visage a tendance à s’affaisser, certaines zones s’empâtent, d’autres perdent du volume, et les contours – l’ovale – deviennent moins nets. Les plis d’affaissement sont plus marqués et les rides d’expression se creusent. J’observe soigneusement ces signes pour proposer une intervention adaptée à chaque morphologie et obtenir un résultat naturel.

Cette zone très expressive du visage est composée des sourcils, des paupières (supérieures et inférieures) et de la vallée des larmes, creux situé entre les pommettes et le nez. L’affaissement des paupières, la perte de volume ainsi que les poches donnent un aspect fatigué, et les rides se creusent au coin externe de l’œil sous l’effet des milliers de clignements d’œil quotidiens.

L’anomalie esthétique la plus fréquente est l’oreille décollée. En chirurgie réparatrice, j’opère des malformations parfois sévères, comme la microtie (absence plus ou moins complète du pavillon de l’oreille) et d’autres plus mineures. La reconstruction d’oreille est une véritable sous-spécialité au sein de la chirurgie plastique, et il existe peu de praticiens en France.

Un nez peut être fin ou large, droit ou asymétrique, avec ou sans bosse. Chaque nez est différent, et une imperfection doit être analysée très précisément et en relation avec le reste du visage afin de proposer une rhinoplastie naturelle et harmonieuse.

Les lèvres sont l’une des structures les plus mobiles du visage. Avec le temps, elles se rident, perdent du volume, et la lèvre supérieure peut s’allonger progressivement, ce qui altère les rapports harmonieux du visage. Enfin, certaines personnes, quel que soit leur âge, dégagent trop les gencives en souriant (« sourire gingival »), ce qui peut également être corrigé.

Avec le temps, les muscles du cou se détendent et s’organisent en cordes, visibles surtout chez les personnes minces. En cas d’excédent pondéral et/ou de prédisposition génétique, la graisse s’accumule à cet endroit, et le relâchement du cou se combine alors à un empâtement.

Les seins peuvent être trop petits (hypotrophie mammaire) ou trop gros (hypertrophie). Avec le temps et sous l’effet des variations de volume, la peau se détend et le sein se déforme, le mamelon regarde alors vers le bas (ptôse mammaire). Les plasties mammaires, les prothèses et le lipofilling permettent de leur redonner une forme harmonieuse et naturelle.

J’interviens sur des carcinomes (cancers de la peau) et des petits mélanomes à la demande de mes collègues dermatologues pour limiter au maximum les séquelles esthétiques, surtout lorsque la lésion siège sur le visage ou le cou.

Questions fréquentes posées

Vous arrive-t-il de refuser une demande de patient ?

Oui, lorsque je pense que je ne vais pas pouvoir l’aider, que j’estime que ses attentes sont irréalistes et que la chirurgie ou la médecine esthétiques ne sont pas la bonne solution.

Est-ce que chaque consultation avant l’intervention est payante ?

La première, qui exige un temps assez long, est payante, les suivantes ne le sont pas.

Avez-vous des « spécialités », des domaines de compétence particuliers ?

Oui, je travaille particulièrement sur l’esthétique du visage, qu’il s’agisse de rajeunir, de donner un subtil coup de peps ou de corriger des imperfections (nez disgracieux, oreilles décollées…), et sur l’esthétique des seins (hypertrophie, hypotrophie, ptôse). En chirurgie réparatrice, mes spécialités sont la reconstruction d’oreilles, la reconstruction mammaire et l’ablation des carcinomes.

N’êtes-vous pas tenté de trop intervenir, sur un visage notamment ?

Non, pas du tout. Ce sont les visages trop transformés que l’on remarque dans la rue et dans les médias, pas les autres. La plupart des chirurgiens travaillent aujourd’hui dans le respect de ce qui fait l’identité d’un visage : sa personnalité, ses traits, ses expressions et même certaines imperfections qui peuvent être charmantes. La première consultation, notamment l’étape d’observation des photos, est cruciale pour déterminer avec le patient le niveau d’intervention le plus juste dans son cas. Parfois, pour obtenir un meilleur résultat, il est effectivement préférable de traiter simultanément plusieurs signes de vieillissement, mais la décision se prend naturellement par le dialogue, les explications que je donne, les exemples que je montre. Par ailleurs, il est tout à fait possible de procéder graduellement, en commençant par des gestes légers comme les injections de botox ou d’acide hyaluronique. Enfin, je ne cherche pas à multiplier les actes : mon objectif est avant tout d’obtenir un résultat harmonieux et naturel.