Cancers de la peau

Ces cancers sont favorisés par l’exposition au soleil : ils sont donc plus fréquents sur le visage ou le cou. L’ablation de la tumeur doit se faire avec le minimum de séquelles esthétiques, l’étape de réparation permettant de combler la perte de substance cutanée. Ces interventions parfois complexes sont donc confiées à des chirurgiens plasticiens, qui s’assurent à la fois que toutes les cellules cancéreuses ont été enlevées autour de la lésion initiale et que la zone opérée se remarque le moins possible.

L’ablation comme traitement des carcinomes

Les carcinomes basocellulaires ne donnent pas de métastases, ils n’évoluent que localement, lentement, en quelques mois ou années. Leur ablation est nécessaire car ils envahissent progressivement les tissus autour en les détruisant. Le retentissement esthétique et fonctionnel peut être majeur lorsque ces tumeurs s’étendent sur le visage vers le nez, la bouche ou les yeux, grignotant la peau, puis la graisse et parfois l’os, donnant d’épouvantables ulcères.

Plus agressifs et évoluant plus rapidement, en quelques semaines ou quelques mois, les carcinomes épidermoïdes (anciennement spinocellulaires) doivent être enlevés non seulement pour prévenir leur extension locale mais aussi parce qu’ils peuvent gagner les ganglions de proximité et donner des métastases. Plus le traitement est réalisé alors que la lésion est petite, meilleur sera le pronostic et le résultat esthétique.

Le cas des mélanomes

La gravité d’un mélanome est mesurée par la profondeur de la lésion (indice de Breslow). Mes collègues dermatologues m’envoient des patients qui présentent un mélanome ayant un indice de Breslow de moins de 1 millimètre (de profondeur), car il n’est pas nécessaire dans ce cas de prélever des ganglions satellites ou de réaliser des traitements complémentaires. La tumeur a déjà été extraite et analysée, et mon rôle consiste à reprendre les marges, c’est-à-dire à enlever plus largement autour pour retirer d’éventuelles cellules cancéreuses qui auraient commencé à migrer. J’opère suivant des règles établies, sans chercher à épargner les tissus car le premier objectif est de traiter le mélanome. Ensuite, j’applique mon savoir-faire de chirurgien plasticien pour combler et reconstruire de façon esthétique.

Les mélanomes de plus grande profondeur sont pris en charge dans des centres anti-cancéreux.

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