la chirurgie plastique réparatrice à paris

La chirurgie plastique, à la différence des autres spécialités médicales, ne s’applique ni à un territoire anatomique (le cœur et les vaisseaux pour le cardiologue) ni à une tranche d’âge (pédiatre, gériatre). En réparation ou reconstruction, nous prenons en charge des patients souffrant de malformations de naissance ou des séquelles de traumatismes (accident, brûlure…) ou de maladies (mastectomie, ablation de tumeur) avec des conséquences esthétiques, fonctionnelles, sociales et psychologiques parfois lourdes. La maîtrise de techniques pluridisciplinaires et la capacité à innover sont essentielles pour faire face à des situations souvent complexes et inédites.

Un métier d’innovation

La chirurgie réparatrice est véritablement née pendant la Première Guerre mondiale, lorsqu’en France, en Angleterre ou en Allemagne, les hôpitaux durent faire face à l’afflux d’un grand nombre de soldats défigurés, les « gueules cassées ». Chaque traumatisme était unique et les chirurgiens devaient trouver des solutions pour réparer et reconstruire les tissus abimés ou amputés. Cette complexité et cette exigence d’innovation restent au cœur du métier de chirurgien plasticien.

Dans ma pratique quotidienne, les deux volets, réparation et esthétique, sont indissociables car complémentaires. La reconstruction me donne une aisance technique et une capacité à réfléchir à des problèmes compliqués, des qualités que j’applique à l’esthétique ; l’esthétique pousse au perfectionnisme, à l’obligation d’offrir le meilleur résultat possible au patient, elle exige un sens aigu de l’harmonie qui rejaillit sur les interventions réparatrices. Au sein de mon activité réparatrice, mes domaines d’intérêt sont les malformations complexes et traumatismes du visage (dont les oreilles), la réparation des cancers de la peau et la reconstruction mammaire.

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« La chirurgie réparatrice forme aux techniques les plus modernes de la chirurgie plastique, elle exige de connaître parfaitement l’anatomie et nous rappelle les valeurs d’humanisme qui fondent l’exercice de la médecine. »

La reconstruction de l’oreille

La reconstruction du pavillon de l’oreille est une discipline un peu à part en chirurgie réparatrice. Elle s’adresse à des patients nés sans pavillon (malformation appelée microtie, qui touche environ une centaine de nouveau-nés par an en France) et à des patients amputés à la suite d’un accident, d’une bagarre ou de l’ablation d’une tumeur localisée sur l’oreille.

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La reconstruction du sein

Je pratique plusieurs méthodes pour reconstruire un sein après une mastectomie : la pose de prothèse, l’utilisation d’un lambeau de grand dorsal ou bien d’un lambeau de DIEP (technique de microchirurgie). Je fais partie de la génération des chirurgiens qui ont été formés d’emblée au DIEP, un acte plus complexe que la pose de prothèse, mais aussi plus naturel et durable.

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Les cancers de la peau

Je traite principalement des carcinomes basocellulaires et épidermoïdes. Pour extraire la lésion en minimisant la cicatrice, la tumeur doit être enlevée avec la plus petite marge possible : grâce à l’examen extemporané (un anatomopathologiste est présent au bloc opératoire et analyse d’emblée la tumeur), je limite la cicatrice et je reconstruis la perte de substance avec précision au cours de la même opération.

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Questions fréquentes posées

Quels sont les domaines de recherches dans lesquels vous êtes particulièrement investi ?

Je m’intéresse aux techniques mini-invasives, en réparation comme en esthétique : pour un résultat équivalent à la chirurgie classique, elles représentent potentiellement un immense progrès pour les patients en terme de sécurité, de récupération, de séquelles cicatricielles. Je suis de très près les travaux menés sur la synthèse de cartilage et l’impression 3D qui pourraient, à terme, nous éviter d’avoir à prélever du cartilage costal pour reconstruire une oreille. Les implants en nitinol (Earfold) destinés à corriger des oreilles décollées, sont le fruit de recherches récentes, que j’ai pu mettre en pratique dès 2016 avec l’inventeur du dispositif, le Dr Norbert Kang.

Dans quel établissement pratiquez-vous la chirurgie réparatrice ?

J’opère soit à l’hôpital européen Georges-Pompidou, soit au Centre chirurgical des Princes. La reconstruction du sein par des techniques de microchirurgie se fait à Pompidou où nous pouvons opérer à plusieurs : l’intervention dure ainsi moins longtemps et la patiente récupère ainsi plus vite. Pour l’ablation des carcinomes, l’intervention à la clinique des Princes permet de bénéficier de la présence d’un anatomopathologiste et d’un anesthésiste en continu.

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