La rhinoplastie (Chirurgie esthétique du nez)

La rhinoplastie corrige un nez épais, grand, bosselé, asymétrique, à la pointe tombante, trop pointue… Elle peut être pratiquée dès la fin de la croissance et ses suites opératoires sont plus légères qu’autrefois. L’étape des simulations sur écran est essentielle pour bien cerner les souhaits du patient car le « complexe du nez », bien souvent, ne se limite pas à des considérations esthétiques. Les retouches sont d’ailleurs assez courantes.

Rhinoplastie fermée ou ouverte

Deux techniques peuvent être employées en rhinoplastie :

  • la rhinoplastie fermée dans laquelle deux petites incisions sont pratiquées à l’intérieur des narines ; la dissection (le travail sur les différentes structures du nez) est assez limitée et les suites opératoires sont plus rapides que dans la rhinoplastie ouverte ;
  • la rhinoplastie ouverte dans laquelle l’incision se fait dans les narines et au niveau de la columelle (pont de peau situé entre les narines) ; la peau du nez est décollée, exposant toutes les structures nasales ; les suites opératoires sont plus longues.

Ces deux techniques ont leur intérêt : la rhinoplastie ouverte permet de réaliser un travail très précis sur les cartilages, notamment sur la pointe du nez ; en revanche, lorsque les corrections sont assez simples, il est dommage de tout ouvrir : une rhinoplastie fermée donne des résultats très satisfaisants, surtout si l’on dispose d’un équipement performant, comme c’est le cas dans la clinique où j’opère.

Rhinoplasties primaire et secondaire

La rhinoplastie est l’intervention de chirurgie plastique dans laquelle il y a le plus de retouches – plus ou moins 10 % des interventions. Ce taux est assez constant, incompressible. Il s’explique à la fois par des défauts objectifs, parfois imprévisibles, par une mauvaise compréhension des souhaits du patient ou, assez souvent, par une focalisation de la personne sur la moindre imperfection de son nez.

La rhinoplastie secondaire est donc une activité en tant que telle, plus ou moins invasive selon la ou les corrections à apporter. Dans certains cas, une rhinoplastie médicale (par des injections) est suffisante, dans d’autres, je choisis la voie ouverte, plus adaptée à un nez cicatriciel dans lequel des tissus ont déjà été disséqués car il faut s’assurer, avant de refermer, que toutes les structures du nez sont parfaitement remises en place.

Une chirurgie innovante et moins invasive

Des innovations matérielles autorisent des actes moins invasifs qu’autrefois, plus conservateurs, aux suites plus légères. Je dispose d’un micromoteur équipé de petites râpes qui permet de limer les cartilages et l’os du nez. Le bénéfice est considérable par rapport à la technique classique où l’on casse les os, à la fois en termes de suites opératoires (moins d’ecchymoses) et de résultat Avec cet outil, encore rare en France, je lime et je sculpte tout doucement le cartilage d’une bosse au lieu de casser au risque de mal positionner les traits de fractures.

Une deuxième innovation améliore les résultats comme les suites opératoires. A la fin de l’intervention, je réalise un moule sur mesure à partir d’une empreinte du nez pour protéger la zone opérée et diminuer l’œdème. Plus discrètes que les attelles classiques en plâtre car transparentes, ces attèles thermoformées maintiennent les muqueuses en bonne position en exerçant une pression externe douce.

Des innovations autorisent des actes moins invasifs qu’autrefois, plus conservateurs, aux suites plus légères. Je dispose d’un micromoteur équipé de petites râpes diamantées qui permet de limer précisément les cartilages et l’os du nez. Il n’y a plus besoin de casser les os du nez. A la fin de l’intervention, je réalise une attelle sur mesure, transparente, qui remplace élégamment les volumineux plâtres et attelles d’antan et accélère la fonte de l’œdème en épousant parfaitement le nez.

La rhinoplastie médicale

Dans certains cas, des injections d’acide hyaluronique, à renouveler tous les 12 à 18 mois, suffisent à corriger un creux, une bosse voire une pointe légèrement tombante. En donnant du volume aux creux situés autour d’une petite bosse, on masque cette dernière en quelques minutes. Les injections peuvent aussi corriger des imperfections liées à une rhinoplastie, quand trop de cartilage a été enlevé, évitant ainsi de recourir à une nouvelle intervention.

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