Les liftings

Le lifting est l’une des plus belles interventions de chirurgie esthétique car son effet rajeunissant est très naturel et prolongé. Au lifting proprement dit qui traite l’ovale du visage et la détente du cou, d’autres gestes peuvent s’ajouter, définis au cas par cas lors de la consultation, pour combler des pertes de volume (lipofilling), estomper des rides ou rajeunir les paupières (blépharoplastie).

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les différents liftings

Un lifting sur-mesure

Le lifting se décline en multiples appellations, propres à chaque chirurgien esthétique. En réalité, si l’intervention comprend effectivement des variantes, le chirurgien doit les maîtriser toutes pour être capable de proposer à son patient celle qui répondra spécifiquement à la conformation de son visage. Il n’y a pas de recette, et les typologies de liftings (« soft », « mini », « maxi»…) ne me paraissent pas pertinentes. A l’instar de la haute couture, la tactique opératoire est nécessairement individuelle : un bon lifting est un lifting sur mesure, adapté à chaque visage.

Un travail sur les plans profonds

Le lifting donne des résultats naturels et durables lorsqu’il repositionne les tissus en profondeur, sans tirer sur la peau, comme on le faisait dans les années 1970-80, parfois encore aujourd’hui. En travaillant sur le SMAS (système musculo-aponévrotique superficiel), on remet de la tension sur les tissus sous-cutanés, et la peau ne fait que suivre. Un lifting cutané pur, qui ne décolle que la peau, est plus simple à mettre en œuvre mais son effet rajeunissant est limité et peu durable, au prix de cicatrices plus visibles puisque la peau supporte tout l’étirement.

Au cours de mes fellowships, j’ai appris toutes les techniques de lifting, et j’en retiens deux principes : un lifting de qualité implique un travail sur les plans profonds (SMAS) et les gestes opératoires doivent être adaptés à chaque patient. Un superbe lifting prend du temps car tout doit être parfait, du tracé de l’incision jusqu’à la suture qui doit être très soignée.

L’attention accordée aux cicatrices

La discrétion des cicatrices est impérative en chirurgie esthétique : une intervention qui vise à embellir et rajeunir ne doit pas se faire au prix de marques visibles et disgracieuses. Dans un lifting, il faut veiller à l’esthétique et au camouflage des cicatrices, mais aussi à l’intégrité des tissus sur lesquels on réalise la suture.

Lors de la consultation, je montre à mes patients où seront positionnées leurs cicatrices (devant et derrière l’oreille habituellement) et quelle sera leur évolution dans les semaines et mois qui suivent. En travaillant sur le SMAS (système musculo-aponévrotique superficiel), la tension de l’étirement se porte sur le plan profond, et la peau vient juste se poser dessus, ce qui permet de réaliser des cicatrices très fines, discrètes, qui s’estompent rapidement pour devenir quasi-indétectables.

Quand je planifie mon intervention, je prends en compte plusieurs paramètres qui signent un beau lifting :

  • l’implantation des cheveux ne doit pas être modifiée, notamment au niveau de la tempe et à l’arrière du crâne ; des astuces techniques permettent de camoufler les cicatrices sans élever la ligne chevelue au niveau de l’oreille ou de l’arrière de la tête (les marques ne se voient pas cheveux levés, avec un chignon).
  • le deuxième paramètre concerne l’oreille qui ne doit pas être déformée: le tragus (la petite zone aplatie sur laquelle on appuie pour se boucher les oreilles) ne doit pas être déformé. Lors d’un lifting, la peau de la joue est tendue vers l’oreille, en particulier vers le tragus. Comme elle est plus épaisse, il faut l’affiner avant de recouvrir cette partie de l’oreille pour préserver la forme et le relief. Par ailleurs, en suturant dans les couches profondes, on évite toute tension et déformation des lobes, qui, autrement, ont tendance à être tirés vers le bas.

Questions fréquentes posées

Quel est le bon âge pour un lifting ?

Autour de 50 ans, généralement, à un moment où l’affaissement du cou commence à se voir et que l’ovale du visage se brouille un peu, mais que les plis descendants du coin de la bouche ne sont pas encore trop marqués. Le lifting aura non seulement un effet rajeunissant mais également une action de freinage du vieillissement. Les 10 à 15 ans que l’on gagne se maintiennent sur le long terme : à 60-65 ans, on conserve « l’avance » des 10 ans. Le vieillissement du visage est néanmoins variable d’une personne à l’autre : une bajoue peut apparaître dès la quarantaine ou plus tard, vers la soixantaine.

Peut-on faire plusieurs liftings dans sa vie ?

Oui, à partir du moment où le premier a été bien fait et que les plans profonds n’ont pas été abimés. De nombreux patients en font deux, le premier autour de 50 ans et le deuxième vers 65-70 ans. Il m’est arrivé d’en faire un troisième voire un quatrième et ma patiente la plus âgée pour cette intervention était octogénaire.

Opérez-vous beaucoup d’hommes ? Quelles sont les spécificités d’un lifting chez l’homme ?

Oui, j’opère beaucoup d’hommes, peut-être parce que je comprends bien leurs motivations, un peu différente de celles des femmes. Plus que rajeunir, ils souhaitent surtout avoir l’air en forme, et la beauté d’un homme tient plus à l’énergie qu’il dégage qu’à la perfection de ses traits. Et puis les hommes comprennent désormais que la chirurgie esthétique, au même titre que l’activité physique régulière ou le maintien d’un poids stable, permet de soigner son apparence et de mieux vieillir : cela n’a rien de superficiel ! L’intervention n’est pas la même que chez la femme. Il faut tenir compte de l’implantation de la barbe et veiller à ne pas « féminiser » le visage.

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