Docteur Marchac Chirurgien esthétique et plastique à Paris

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Composite prothèse +/- lipofilling

Dans cette technique, la prothèse peut être placée en avant du muscle car l’adjonction de graisse (lipofilling) permet d’épaissir les tissus qui recouvrent la glande mammaire. L’intervention comprend donc trois temps : la lipoaspiration pour prélever de la graisse, le placement des prothèses puis les comblements par lipofilling.

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Généralités sur l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

En consultation, je vous expliquerai les différentes techniques possibles et les paramètres à prendre en compte pour obtenir le plus joli résultat dans votre cas. Nous choisirons ensemble le type et la taille de la prothèse ainsi que la voie d’abord (l’emplacement des cicatrices) en fonction de votre anatomie et de vos désirs.

Indications de l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

L’intervention est indiquée chez les jeunes filles et les femmes qui sont gênées voire complexées par leurs petits seins. L’insuffisance peut être constitutionnelle (constatable dès l’adolescence) ou consécutive à des grossesses et allaitements voire à un amaigrissement important qui ont « vidé » la glande mammaire et, souvent, provoqué une ptôse (chute des seins). L’hypotrophie ou hypoplasie mammaire peut être objective avec un bonnet inférieur à A. Mais, hormis ces cas, la notion de taille de sein idéale est fluctuante – aujourd’hui, la tendance est plutôt en faveur des poitrines généreuses. Mon rôle est de répondre à la demande de mes patientes tout en restant dans les limites d’une silhouette harmonieuse et en minimisant le risque de complications, celui-ci étant majoré par la pose de prothèses trop volumineuses pour l’enveloppe cutanée.

Lorsque l’écart entre les deux seins est important et que la patiente souhaite le réduire un peu pour étoffer son décolleté (effet pigeonnant), le placement de la prothèse sous la glande mammaire a l’avantage de permettre de rapprocher les seins sans créer de plis disgracieux car on ajoute une épaisseur de graisse dans la partie supérieure du sein.

Consultation et examens avant l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

Lors de la première consultation, je vous interroge sur votre histoire médicale et votre état de santé. Je vous examine en réalisant de nombreuses mesures. Chaque poitrine est différente. La largeur du thorax, l’épaisseur de la couche graisseuse, la symétrie des seins, leur fermeté, l’écart entre les deux seins…, tous ces paramètres sont à prendre en compte pour sélectionner la prothèse la plus adaptée, celle qui donnera le plus joli résultat.

Vous pourrez essayer différentes tailles et visualiser le résultat face au miroir mais aussi sur écran. Je prends quelques photos et le logiciel 3D fournit des images de votre silhouette après augmentation mammaire en quelques minutes. Nous les examinons ensemble pour affiner le projet. Je vous explique l’intérêt du lipofilling associé à la pose de prothèses et comment se feront les injections. Nous décidons ensemble du site de prélèvement de la graisse (lipoaspiration).

Je vous montrerai l’emplacement et l’évolution des cicatrices dont la position dépend de la voie d’abord choisie (sous-mammaire, axillaire ou aréolaire).

Ma secrétaire vous remettra un devis détaillé, qui sera fonction de la difficulté opératoire. Une mammographie et une échographie mammaires doivent être réalisées ainsi qu’un bilan sanguin qui vous sera demandé lors du rendez-vous avec l’anesthésiste.

Il est important d’arrêter de fumer au moins 1 mois l’intervention. Les anti-inflammatoires (dont l’aspirine) doivent être arrêtés dans les 10 jours qui précèdent.

Déroulement de l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

L’anesthésie est générale. L’intervention est un peu plus longue que pour une pose de prothèse classique – environ 2 heures – en raison du lipofilling associé.

  • La première étape est celle de la lipoaspiration. Une petite incision (3 mm) est pratiquée dans la zone de prélèvement, choisie dans le pli ou la partie supérieure de la fesse, à l’intérieur des cuisses, dans la culotte de cheval, le ventre… J’utilise des canules très fines pour éviter les irrégularités de surface que l’on voit parfois après une lipoaspiration. La graisse est ensuite purifiée pour en extraire la fraction utile.
  • Les prothèses sont mises en place souvent par voie axillaire ou via le sillon mammaire ; la voie aréolaire, moins fréquente, reste indiquée lorsqu’il faut en même temps recentrer une aréole un peu basse ou corriger une chute des seins.
  • Dans un troisième temps, la graisse est injectée. Je glisse une toute petite canule dans deux petits trous de l’aréole, afin d’injecter des gouttelettes de graisse juste sous la peau. La graisse est nappée sur toute la partie supérieure du sein, sur le décolleté, pour augmenter l’épaisseur des tissus qui recouvrent la prothèse (qui peut passer de 1 à 2,5 cm) et camoufler ses bords.

Suites opératoires de l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

En général, vous sortez le lendemain de l’intervention.

  • Des anesthésiants placés autour de la prothèse à la fin de l’intervention soulagent pendant plusieurs heures. Les douleurs, plus légères qu’avec un positionnement des prothèses derrière les muscles, sont bien calmées par les antalgiques.
  • Vous sortez de la clinique avec un pansement compressif autour des seins. Au bout de 5 jours, vous le remplacez par un soutien gorge spécial (sans baleine), à porter nuit et jour pendant 4 semaines pour diminuer l’œdème (gonflement).
  • Un pansement compressif est placé sur la ou les zones de lipoaspiration. On peut le changer soi-même et l’enlever au bout de 5 jours.
  • En général, la reprise des activités normales est possible 3 ou 4 jours après l’intervention. Pour le sport, en revanche, il faut laisser passer 3 semaines environ.
  • Les cicatrices (sillon sous-mammaire, aisselle ou aréole selon les cas) sont habituellement très fines. Elles deviennent progressivement blanches et cessent d’évoluer au bout de 1 an. Durant cette période, il faut les protéger du soleil pour éviter une pigmentation brune. Si la cicatrisation se fait mal, des pansements spécifiques sont appliqués.
  • Je vous revois une fois par an pour surveiller l’état de la prothèse. Vous devrez alors faire une échographie, dans certains cas une IRM.
  • Les seins avec prothèses évoluent un peu avec le temps, on constate une légère descente, avec un sillon qui se marque un peu, mais cette chute modérée n’a rien à voir avec la ptôse qui survient habituellement avec l’âge.

Complications possible de l’augmentation mammaire avec prothèse + lipofilling

Les complications sont heureusement rares. Le suivi immédiat (la nuit passée à la clinique, les rendez-vous des semaines suivantes) et la surveillance annuelle permettent de les détecter et de les prendre en charge.

Les complications précoces

  • L’hématome. Dans les 48 heures qui suivent l’intervention, un petit vaisseau peut saigner autour d’une prothèse. Le sein gonfle, durcit et devient douloureux. Il faut réopérer, repérer le vaisseau qui saigne, coaguler et remettre la prothèse en place. Cette complication est très rare (environ 1 % des cas).
  • L’infection. Cette complication également très rare peut survenir dans les jours qui suivent. Les symptômes sont des douleurs mammaires souvent pulsatiles, un peu de fièvre et un sein un peu rouge. Une prise de sang confirme l’infection. Un traitement antibiotique est prescrit et l’implant doit être enlevé. La pose d’une nouvelle prothèse est envisagée après rétablissement.

On sait aujourd’hui qu’un processus infectieux chronique (à bas bruit et non aigu comme la situation décrite ci-dessus) est un facteur important dans la formation de coques. C’est pourquoi, en prévention, on administre des antibiotiques par voie veineuse durant l’intervention, on applique une solution autour de la prothèse avant de l’insérer pour empêcher la fixation des bactéries et on introduit la prothèse de façon à éviter tout contact avec la peau, source de contamination bactérienne.

Les complications à moyen et long terme

  • La capsule et la coque.  La mise en place des prothèses entraine la formation d’une membrane tout autour que l’on appelle « capsule », un processus attendu et normal. Cependant, il arrive que cette capsule s’épaississe à des degrés divers décrits dans la classification dite de Baker.
    • Baker classe 1 : la membrane reste souple et fine et vous ne la ressentez pas.
    • Baker classe 2 : les seins sont un peu fermes mais restent naturels et non douloureux. Cela peut survenir à moyen terme (1 à 3 ans après l’intervention). A ce stade, une surveillance suffit.
    • Baker classe 3 : les seins sont fermes et se déforment un peu.
    • Baker classe 4 : les seins sont fermes, douloureux et déformés.

Le changement de prothèse est nécessaire aux stades 3 et 4 (on parle alors de coque). Si la prothèse à enlever était située derrière le muscle pectoral, je replace la nouvelle devant le muscle en complétant avec un lipofilling.

  • La rupture de prothèse. Elle peut être la conséquence d’une contracture capsulaire (coque), d’une contrainte physique (choc comme lors d’un accident de voiture) ou du vieillissement de la prothèse. Le changement de prothèse n’est pas urgent, il peut être programmé dans les mois qui suivent, car le gel contenu à l’intérieur est très cohésif : il ne se répand pas dans le corps. Très souvent, les patientes ne s’en rendent pas compte, et c’est à l’occasion d’un examen de surveillance annuel (échographie ou IRM) que la rupture est détectée. Il faut alors retirer la prothèse et la changer.

Lorsqu’une nouvelle prothèse doit être placée et que l’ancienne était positionnée en rétromusculaire (derrière le muscle pectoral), je choisis la technique composite (prothèse devant le muscle et lipofilling) : l’intervention est moins invasive (pas de geste sur les muscles), elle permet de changer de loge et j’applique toutes les mesures récentes qui permettent de prévenir les infections et les coques.

L’insatisfaction des patientes

Il arrive que les patientes ne soient pas satisfaites du volume de leurs prothèses, qu’elles jugent dans la plupart des cas insuffisant. J’évite cette déconvenue en passant du temps en consultation et en les laissant s’exprimer face aux images de simulation 3D. Cela me permet de bien comprendre ce qu’elles espèrent, de choisir la prothèse qui correspond le mieux à leur souhait, tout en respectant un volume adapté à leur silhouette.

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Questions fréquentes posées

A partir de quel âge pouvez-vous pratiquer une pose de prothèses ?

A partir de 18 ans, mais en prenant le temps de bien peser les motivations chez les jeunes filles, dont la demande est parfois mal formulée, moins évidente que celle, assez classique, des femmes de 30-35 ans dont la poitrine s’est « vidée » après une ou plusieurs grossesses. En pratique, je préfère réaliser cette intervention chez ces jeunes femmes : elles savent souvent mieux ce qu’elles veulent et la satisfaction est plus élevée.

Est-ce remboursé par la Sécurité sociale ?

L’augmentation mammaire est rarement prise en charge par la Sécurité sociale, sauf en cas d’asymétrie mammaire majeure, de malformations des seins (seins tubéreux) ou de bonnet inférieur à A.

Peut-on allaiter avec des prothèses mammaires ?

Oui, La pose de prothèse ne gêne pas l’allaitement car l’implant est toujours placé derrière la glande mammaire.

Les prothèses mammaires ont-elles une date de péremption ?

On entend souvent dire que les prothèses ont une durée de vie de 10 ans. En l’absence de complication (coques dures et/ou douloureuses, rupture de prothèses), il n’est pas nécessaire de les changer de manière systématique – certaines de mes patientes portent les mêmes depuis 30 ans. Une consultation annuelle avec une échographie (parfois une IRM) permet de surveiller les prothèses et de décider s’il est nécessaire ou pas d’intervenir. Partez du principe qu’il faudra un jour les changer, mais pas nécessairement au bout de 10 ans si vos prothèses restent souples et indolores.

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